Le nombre de jours ouvrés 2026 s’établit à 252 jours, sur la base d’une semaine du lundi au vendredi et d’un décompte des 11 jours fériés légaux tombant en semaine. Sur ces 11 jours fériés nationaux, 9 tombent un jour ouvré : l’Assomption (samedi 15 août) et la Toussaint (dimanche 1er novembre) n’entament pas le compteur hebdomadaire. Ces repères conditionnent directement les calculs de paie, les décomptes de congés et les budgets de masse salariale.
Tableau des jours ouvrés 2026 mois par mois
Ce tableau repose sur une hypothèse standard : activité du lundi au vendredi, tous les jours fériés légaux chômés. Les entreprises ouvertes le samedi ou appliquant un calendrier de fermeture propre doivent ajuster les totaux en conséquence.
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| Mois | Jours ouvrés | Jours fériés en semaine |
|---|---|---|
| Janvier 2026 | 21 | 1er janvier (jeudi) |
| Février 2026 | 20 | – |
| Mars 2026 | 22 | – |
| Avril 2026 | 19 | Lundi de Pâques (6 avril, lundi) ; Vendredi Saint non férié en droit commun |
| Mai 2026 | 17 | 1er mai (vendredi) ; 8 mai (vendredi) ; Ascension (14 mai, jeudi) |
| Juin 2026 | 22 | Lundi de Pentecôte (1er juin, lundi) |
| Juillet 2026 | 22 | 14 juillet (mardi) |
| Août 2026 | 21 | Assomption (15 août, samedi – ne réduit pas les jours ouvrés) |
| Septembre 2026 | 22 | – |
| Octobre 2026 | 22 | – |
| Novembre 2026 | 20 | 11 novembre (mercredi) ; Toussaint (1er novembre, dimanche – ne réduit pas les jours ouvrés) |
| Décembre 2026 | 22 | 25 décembre (vendredi) |
| Total 2026 | 252 | 9 fériés en semaine |
Mai 2026 est le mois le plus court avec 17 jours ouvrés, en raison de trois jours fériés tombant en semaine. Six mois atteignent le plafond de 22 jours : mars, juin, juillet, septembre, octobre et décembre.

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Jours ouvrés, ouvrables, travaillés : les distinctions qui changent les calculs de paie
La confusion entre ces trois notions génère des erreurs dans les décomptes de congés et les calculs d’indemnités. Chaque terme répond à une règle précise.
- Jours ouvrés : jours normalement travaillés dans l’entreprise, le plus souvent du lundi au vendredi. C’est la référence courante pour les congés payés dans la majorité des conventions collectives, pour le calcul du salaire journalier de référence et pour la facturation au TJM.
- Jours ouvrables : tous les jours sauf le jour de repos hebdomadaire légal (dimanche) et les jours fériés chômés, soit généralement du lundi au samedi. Le Code du travail retient cette base pour le décompte des congés payés en l’absence de disposition conventionnelle contraire, ce qui peut produire un résultat différent de la méthode en jours ouvrés.
- Jours calendaires : tous les jours de l’année sans exception, week-ends et fériés inclus. Cette unité s’applique notamment aux délais de préavis, aux délais contractuels et à certains calculs de la Sécurité sociale.
Un salarié à temps plein qui pose ses 25 jours de congés payés sur l’année travaille effectivement 227 jours. Un cadre au forfait annuel de 218 jours dispose, en 2026, de 9 jours de repos supplémentaires (journées non travaillées) à répartir dans l’année.
Fériés 2026 : deux cas particuliers à intégrer dans les fiches de paie
L’Assomption le 15 août tombe un samedi et la Toussaint le 1er novembre tombe un dimanche. Ces deux jours fériés ne génèrent pas de récupération automatique en droit commun : un salarié dont le jour habituel de travail est le samedi perd le bénéfice du férié sans compensation légale obligatoire, sauf disposition conventionnelle plus favorable.
Cette configuration affecte directement le calcul du salaire maintenu et les bulletins de paie d’août. Les secteurs employant des salariés le samedi (commerce, hôtellerie-restauration, logistique) doivent vérifier si leur convention collective prévoit un report ou une majoration dans ce cas précis.
Alsace-Moselle et autres régimes dérogatoires : les totaux nationaux ne s’appliquent pas directement
Les établissements situés dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle relèvent d’un régime local qui comporte des jours fériés supplémentaires par rapport au régime général. Le Vendredi Saint et le 26 décembre (Saint-Étienne) sont notamment chômés dans ces territoires, ce qui réduit le nombre de jours ouvrés annuels par rapport aux 252 jours du calendrier national.
Les DRH d’entreprises multi-sites doivent établir un tableau distinct par établissement dès lors qu’un site relève d’un régime local différent. Appliquer le total national à un établissement alsacien ou mosellan produit un décompte de congés inexact.
Journée de solidarité et durée annuelle du travail en 2026
La journée de solidarité reste fixée à 7 heures pour un salarié à temps plein (ou la valeur équivalente selon la durée hebdomadaire). Elle est généralement positionnée le lundi de Pentecôte (1er juin 2026), mais l’employeur peut choisir une autre date par accord d’entreprise ou de branche. Ce choix influe directement sur le solde de RTT et sur le compteur de jours non travaillés des cadres au forfait.
La durée annuelle légale de référence reste inchangée pour 2026. Les 1 607 heures annuelles constituent le plancher à partir duquel se calculent les heures supplémentaires et les droits à RTT dans les entreprises à 35 heures.
Utiliser ce tableau dans vos outils RH et de paie
Un tableau de jours ouvrés ne vaut que si les hypothèses sur lesquelles il repose sont explicitées dans l’outil qui l’intègre. Avant de l’importer dans un logiciel de SIRH ou de paie, trois points méritent d’être vérifiés.
- Le calendrier de référence de l’entreprise : une semaine de travail incluant le samedi modifie chaque total mensuel et le total annuel.
- Le régime des jours fériés : certaines conventions collectives prévoient des jours fériés supplémentaires ou imposent la récupération des fériés tombant le week-end.
- Le mode de décompte des congés retenu par l’accord d’entreprise : jours ouvrés ou jours ouvrables, les deux méthodes coexistent légalement et conduisent à des soldes différents pour les mêmes absences.
Pour les entreprises en Alsace-Moselle, le tableau national doit être corrigé avant tout usage en paie ou en planification. Pour les autres, les 252 jours ouvrés 2026 constituent une base fiable, à condition de ne pas les assimiler directement aux jours réellement travaillés sans déduire les congés posés et les absences individuelles.

